Plomb, nickel, chrome, cadmium…, la santé des enfants de la ville d'Ath serait elle en danger?
Les métaux lourds sont des toxiques environnementaux qui peuvent affecter le système nerveux, le sang, le système hormonal, rénal et reproducteur, et aussi favoriser l’apparition de cancres. Les plus exposés sont les enfants.
A Ath la situation semble inquiétante : c'est le constat posé par le rapport 2004 des Réseaux de surveillance de la qualité de l'air en Région wallonne. Les données récoltées en 2004 par les trois stations athoises (situées à l'hôpital de la Madeleine et à l'Administration communale) démontrent une pollution avérée par le plomb, le nickel, le chrome et le cadmium, toutes substances toxiques et qui pour certaines d'entre elles sont cancérigènes " (voir article de http://www.citoyen-de-mons.com/article-916140.html)
Le plomb: les stations d'Ath sont celles qui recueillent les scores les plus mauvais : "tous les groupes se classent dans la catégorie des valeurs dites faibles sauf le groupe d'Ath qui se classe, cette année, dans la catégorie des valeurs élevées".
Le cadmium: les stations d'Ath outrepassent les valeurs guides de la Directive européenne qui réglemente les teneurs en cadmium dans l'air ambiant.
Le chrome: pour lequel l'OMS recommande des valeurs nulles "alors qu'en 2003, tous les groupes (wallons) se classaient dans la catégorie des valeurs faibles, le groupe d'Ath se classe maintenant dans la catégorie des valeurs élevées".
Le nickel: élément hautement toxique notamment pour l'appareil respiratoire, " la valeur cible est respectée par toutes les stations sauf celles d'Ath et de Dampremy, pour ce qui concerne les particules en suspension ".
Le rapport montre, de manière quasi-générale, une aggravation de la situation athoise entre 2003 et 2004, surtout pour les poussières sédimentables.
La ministre de la santé en Communauté française, Catherine Fonck, a déclaré: "Les résultats proviennent d'études réalisées au cours des années 2001 et 2002 qui ont débouché sur un projet que le docteur Noël est en train de finaliser. Il précise les méthodes à mettre en œuvre. Ce projet serait destiné aux médecins spécialistes, généralistes, travaillant dans les structures de l'ONE ou PSE avec comme public cible prioritaire les femmes enceintes et les enfants. Le budget qui a été demandé pour ce premier projet en cours de finalisation est de 72.000 euros."
"L'objectif de l'étude est de cartographier la zone contaminée par des dosages au sol et dans les maisons; d’informer la population de la situation, de les convaincre de laisser effectuer les dosages, de l’informer des mesures à prendre pour diminuer la contamination des enfants (légumes des potagers, lavage des mains, nettoyage à l'eau des sols…); d’informer et de former les professionnels: médecins, ONE, crèches, écoles,…; de lancer des campagnes de dépistage systématique chez les personnes ciblées, via l'ONE; d’identifier les sols à réhabiliter",explique la ministre Fonck.
Je vais demander à notre échevin de l'environnement quels sont les résultats de cette surveillance pour Mons.
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